BOzar night : le clubbing s'invite au musée !

Mis à jour : 30 avr. 2019



Écoute de la musique et danse jusqu’au petit matin au rythme de sons technos exploitant toutes les sinuosités du genre, d’une house audacieuse, de beats bruts et des riches cascades ambient… oui, mais en visitant les expositions du moment au BOZAR ! Qui n’a jamais rêvé de danser au rythme des basses vibrantes tout en découvrant les plus belles œuvres d’art exposées dans le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles ? L’évènement BOZAR NIGHT s’est imposé au fil des années comme étant la soirée par excellence pour tous les amateurs d’arts et de musique électronique. Pour cette nouvelle édition qui se tiendra ce mardi 30 avril 2019, découvre deux artistes incontournables de la scène techno européenne, Agoria et Laurel Halo !


  • Agoria : « l’enfant de la techno de Détroit »


De son vrai nom, Sébastien Devaud est un producteur, compositeur et DJ français. Largement salué par la presse spécialisée, il est décrit comme étant « l’enfant de la techno de Détroit » par le journaliste de France Inter, Didier Varrod. Et pour cause, c’est à l’âge de 12 ans qu’il écoute pour la première fois le titre « Good life » (1989) de Kevin Saunderson, l’un des pionniers de la musique techno de Détroit. Cette découverte est dès lors une véritable révélation pour lui et restera à tout jamais une source d’inspiration majeure. Son attachement pour ce courant musical sera renforcé plus tard lorsqu’il nouera des liens étroits avec certains des pères fondateurs de la techno de Détroit, dont les membres d’Underground Resistance ou encore Carl Craig avec qui il collabora sur le très sensuel morceau "Speechless" paru sur son album Impermanence (Infiné, 2011). Il puise également ses influences dans la house de Chicago, l’acid house ou encore la new beat mais en véritable touche à tout, il explore continuellement d’autres univers tels que le sound design, l’art contemporain ou encore le cinéma comme par exemple en 2008 où il se voit confié la réalisation de la bande originale du film Go Fast de Luc Besson.



Son style musical en perpétuel mouvement, vacille d’un genre à un autre avec une aisance qui lui est propre, lui permettant ainsi de repousser les limites des genres et de créer de nouveaux codes. Porté par une grande et puissante liberté créatrice, sa musique est révélatrice d’un éclectisme pleinement assumé. Son audace et son ouverture lui ont permis de signer sur de prestigieux labels tels que Hotfush pour son titre « Hélice » (2011), le label allemand Kompakt pour « Baptême » (2015) ou encore le label de Maceo Plex, Ellum, pour l'EP Independence (2015).

Avec pas moins de quatre albums à son actif, Blossom (2003), The Green Armchair (2006), Impermanence (2011) et la bande son du film Go Fast (2008) de Luc Besson, Agoria revient avec un cinquième opus, Drift, et qui sort ce 26 avril 2019 ! Autant te dire, qu’on est particulièrement impatient de l’écouter lors de la BOZAR Night !

  • Laurel Halo : la plus berlinoise des américaines


"The Wire", Issue 357, Novembre 2013.

Originaire du Michigan aux États-Unis, Laurel Halo s’est très vite imposée comme étant une figure de proue de la bass music sur la scène internationale. Son premier album Quarantine sorti en 2012 sur le label londonien Hyperdub, mêle pop et ambient ce qui lui a valu d’être largement salué par la critique et d’être même élu «Album de l’année» par le magazine avant-garde anglais The Wire. Une consécration pour cette artiste américaine installée à Berlin et dont le style est marqué par une approche sensible de la musique.

A travers ses productions, Laurel Halo cherche avant tout à toucher son auditeur plutôt que de vouloir l’impressionner par des prouesses techniques. Pour ce faire, elle n’hésite à pas à aborder des thématiques personnelles qu’elle retranscrit à travers des mélodies décalées en rupture totale avec l’approche traditionnelle du genre de la techno. Ses influences sont aussi variées que son style puisqu’elle puise à la fois dans l’ambient, la soul, la pop, le jazz, la techno ou encore la house.



Cette volonté caractéristique de refuser toute catégorisation de sa musique lui garantit une liberté d’expérimentation totale lui permettant notamment de collaborer avec des musiciens classiques à la renommée internationale à l’instar du violoncelliste, compositeur et producteur londonien Oliver Coates ou encore Eli Keszler, percussionniste et compositeur américain.

Laurel Halo se trouve toujours là où on ne l’attend pas. Elle cherche des liens conceptuels entre des genres musicaux qui de prime abord, ne semblent rien avoir en commun. Et pourtant, le succès de ses albums dont Dust (Hyperdub) sorti en 2017 qui a été unanimement applaudi par la critique, confirme bien le talent inégalé de la plus berlinoise des américaines.

Avec le combo de ces deux artistes innovateurs, la piste de danse devient une zone d’expérimentation où les genres se rencontrent et se confondent pour une osmose musicale à ravir les passionnés de techno.
  • De la piste de danse jusqu'aux salles d'exposition

Lors de l’évènement BOZAR NIGHT, les salles d’exposition te seront accessibles jusqu’à 01h du matin. Une chance unique de te laisser subjuguer par le travail de l’une des figures majeures de la Renaissance flamande, Bernard van Orley. Ce maitre bruxellois fut peintre à la cour de Marguerite d’Autriche et de Marie de Hongrie. Ses portraits lui permirent d’être à la tête d’un des plus grands ateliers de son époque et d’intégrer un cercle très restreint d’intellectuels.

L’exposition associée, L’estampe au temps de Bruegel issue d’une collaboration entre BOZAR et la Bibliothèque royale de Belgique, montre comment l’invention de l’imprimerie de Gutenberg a révolutionné le domaine de l’imagerie. Bien que la gravure fut essentiellement utilisée pour la communication dite visuelle, de nombreux artistes s’en sont emparés à des fins plus artistiques, preuves d’un savoir-faire maitrisé et innovant.

Attends-toi à une expérience inoubliable au rythme de la visite des expositions du moment qui te permettent de mieux comprendre les bouleversements et les problématiques du passé pour une lecture plus claire de notre présent et une meilleure anticipation de notre futur de plus en plus incertain face aux enjeux climatiques, technologiques, sociaux et démocratiques de demain.

Les pré-ventes sont actuellement à 12€ tandis que les billets du soir seront à 16€. On te conseille chaudement de prendre déjà ta place puisqu'elle te permettra aussi de te rendre au C12. Le club bruxellois reçoit les British Murder Boys et Techno thriller pour deux DJs sets lives à faire trembler la galerie Horta. Tu pourras donc poursuivre la soirée au doux prix de 10€ au lieu de 15€, sur présentation de ta place, bien entendu. Alors, t'attends quoi pour mettre ta plus belle veste à paillettes et venir danser avec nous ce mardi 30 mars ?

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