BEHIND THE SCENE. SÉRIE V : PHOTOGRAPHE. Le Jeune Clyde

A l'occasion du Festival Les Ardentes, nous avons eu la chance de rencontrer un jeune photographe talentueux, originaire de Liège et qui répond au nom de Jeune Clyde. Rencontre avec ce passionné aux multiples casquettes.

Peux-tu te présenter ?

Officiellement, selon l’État belge, je n'ai pas de prénom. Mes parents m’ont prénommé John, mes amis Jeune Clyde ou Clyde. J’habite à Liège, à 15 minutes d'ici le long de la Meuse, à la cool.


Quelle est ta journée type sur un festival ?

On démarre avec les potes de Treize. Ça dépend de notre réveil, si on est frais et prêts à attaquer. En général on démarre vers 13h-14h. On arrive sur le site du festival, on regarde la programmation et ensuite on va shooter. On choisit en particulier les artistes qu’on préfère et on essaie de faire de belles images et de beaux reportages pour les Ardentes, mais aussi pour nous car c’est un plaisir. On a beaucoup à partager. On aime faire des vidéos et des photos. On se fait plaisir.

Est-ce que c’est le festival les Ardentes qui t’a contacté pour couvrir l’évènement ?

Alors moi, c’est le collectif Treize qui m’appelle. C’est Antoine qui a organisé ça avec les Ardentes parce que notre collectif a des particularités contrairement à d’autres : on a chacun notre spécialité. Moi par exemple c’est la VHS, Antoine c’est la 3D, d'autres la vidéo donc on se complète bien. Et c’est déjà la deuxième ou la troisième année qu’on couvre l’évènement pour les Ardentes et qu’on travaille avec eux.

Peux-tu nous parler un peu plus de ton collectif Treize ?

C’est une équipe d’artistes dédiée à la vidéographie, la photographie et tout art visuel. On a pu collaborer avec certains membres d’ASAP, des clips pour Myth Syzer et autres. C'est une équipe de jeunes talents de la région de Bruxelles et qui tourne à travers l’Europe pour essayer d’assouvir leur passion pour la vidéo et la photo. Je suis pas officiellement un membre du Treize (rires). Je suis le 13e membre bis aléa 45 (rires). Je travaille avec eux car c’est que de l’amour, on est hyper cool entre nous. Ils aiment bien ce que je fais. C’est un beau projet et une belle équipe. Il y a aussi Jimmy qui travaille pour Colors à Berlin.


Quel est ton parcours personnel ?

Personnellement j’ai commencé par la photo puis la vidéo vers 9 -11 ans. Puis après je me suis intéressé à la musique et à la danse. J’ai ensuite basculé vers l’art du deejaying ce qui m’a amené ensuite à être promoteur de soirée et avoir un évènement qui a lieu ici à Liège depuis 4-5 ans (LDC Night par le collectif Lait de Coco– ndlr). On est un crew de 3-4 DJ’s et on a une résidence mensuelle à Liège. On a pu jouer à Bruxelles et on a tourné à travers la Belgique, un peu partout en Europe et à l’étranger. A l’année, ce que je fais le plus c’est le deejaying mais dans la vie de tous les jours, je suis infirmier.


Comment parviens-tu à trouver un équilibre entre ton métier d’infirmier et tes autres casquettes comme celles de DJ ou de photographe ?

Ça contre-balance ! Ça équilibre ma vie, mon quotidien et ça me permet garder un pied dans la vraie vie. Quand tu travailles dans le monde de la nuit, t’es pas vraiment en contact avec les gens de la même manière que dans la vie extérieure. Parfois c’est plus du fake love and old shit. Le domaine social et médical, ça me correspond mieux.


Qu’est ce qui t’a attiré dans la photo ?

D’abord les vidéos ! Les VHS de mes grands-parents. Je regardais aussi beaucoup de clips musicaux de Mickael Jackson. Et après Kourtajmé m'a aussi beaucoup influencé. Je rêvais de faire les clips de mes stars. Et puis je trouve que la mémoire humaine est trop fragile. On oublie trop vite donc je veux immortaliser un maximum de moments importants dans ma vie.


T’es un nostalgique ?

Ouais de ouf ! C’est pas que je regarde en arrière mais j’aime me souvenir des points positifs que j’ai pu accomplir et ne pas les oublier. Avoir quelque chose à raconter à mes enfants et avoir quelque chose à leur montrer.

Comment décrirais-tu tes influences artistiques ?

Abstrait et très balancé, comme mon signe astrologique qui est Balance. J’ai aussi un vrai amour pour la mode. Ça fait longtemps que je fais du stylisme et j’ai un peu étudié ça. Je dirais que mes influences se situent entre la mode, la musique et l’art en général. J’aime aussi la club music. C’est vraiment très mélangé. Je ne pourrai pas te citer toutes mes influences ni te décrire mon univers car il est tellement grand et large. J’aime pas me restreindre à un seul domaine et me mettre dans une seule case. Je dirais que mon univers c'est un équilibre entre la nuit et le jour, entre les deux, le juste-milieu.


Une anecdote à nous confier ?

Ce qui m’a particulièrement marqué c’est Nekfeu cette année ! Son ego ! (rires) Et le star system du frontsage pour Nekfeu. J’étais particulièrement étonné. Je ne le connais pas personnellement mais c’était compliqué de faire des photos de lui. En général, les stars américaines aussi. C’est marrant de voir tout le dispositif qui est mis en place pour leur sécurité. En général, on a accès au Frontstage pour les trois premières chansons, ça dure environ 10 minutes et ensuite on doit partir. Mais avec mes collègues, on est des as pour accéder aux scènes là où normalement on a pas le droit (rires). Mais ça va c’est cool. On escalade pas, on avance juste le téléphone à l’oreille avec un air « Je suis occupé, j’ai pas le temps ! Je suis supposé être là où je vais ! » (rires)


On vous laisse découvrir en exclusivité certaines des photos prises par le Jeune Clyde lors du Festival des Ardentes. Retrouvez-le sur son compte instagram.









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